Outil

Lecteur de code DOT pneumatique

Les quatre derniers chiffres du marquage DOT donnent la semaine et l’année de fabrication du pneumatique. Saisissez-les : la date et l’âge sont restitués sans quitter la page.

Les quatre derniers chiffres du marquage DOT donnent la semaine et l’année de fabrication d’un pneumatique. L’outil les convertit en dates de calendrier et calcule l’âge à la date du jour. Cet âge est celui de la fabrication, jamais celui de la mise en service ni de l’usure de la bande de roulement.

L’essentiel

  • Le marquage complet ne figure souvent que sur un seul flanc : l’autre face porte une version abrégée, sans les chiffres de date.
  • Un marquage à trois chiffres est antérieur à l’an 2000 et ne code pas la décennie : l’année exacte n’en est pas déductible.
  • Une enveloppe stockée vieillit comme une enveloppe montée, et le flanc porte la date de fabrication, pas celle de la pose.
  • L’âge et l’usure sont deux critères distincts, qui se lisent séparément avant de se croiser.

Périmètre Cet outil s’adresse à qui veut dater une enveloppe, avant ou après achat. Il ne juge pas de son état, qui s’apprécie pneu en main, et ne remplace pas la lecture d’ensemble du marquage, traitée par le vérificateur de dimension.

Vos quatre chiffres

Ils se lisent en fin de marquage DOT, sur le flanc, dans un cartouche en relief. Un seul flanc porte le marquage complet sur beaucoup d’enveloppes.

Exemple de lecture : 3419 désigne la 34e semaine de 2019.

Résultat

Saisissez les quatre chiffres pour obtenir la date de fabrication et l’âge du pneumatique.

Où se trouvent ces quatre chiffres sur le flanc ?

Le marquage DOT est un ensemble de caractères en relief, groupés dans un cartouche ovale ou rectangulaire selon les fabricants. Il commence par les trois lettres DOT, suivies d’un code d’usine, d’un code de dimension, parfois d’un code interne au fabricant, puis du groupe de quatre chiffres qui nous intéresse. Ce groupe est toujours le dernier du marquage.

Sur une grande partie des enveloppes, le marquage complet ne figure que sur un seul flanc. L’autre flanc porte une version abrégée, sans les quatre chiffres de date. Si vous ne les trouvez pas, tournez la roue et examinez la face opposée avant de conclure à leur absence. Sur une roue montée, le cartouche peut se retrouver du côté du bras oscillant ou du disque, et une lampe rasante rend le relief nettement plus lisible qu’un éclairage de face.

Les caractères sont en relief et non gravés, ce qui les rend sensibles à l’encrassement. Un passage de chiffon sur la zone suffit le plus souvent à retrouver le contraste nécessaire à la lecture.

Pourquoi une semaine, et pas une date ?

La production pneumatique se planifie par lots hebdomadaires. Le codage retenu reflète cette organisation : il identifie le lot, pas la journée de sortie de presse. Les deux premiers chiffres portent le rang de la semaine dans l’année, de 01 à 53, et les deux suivants les deux derniers chiffres de l’année.

Cette page convertit ce rang en dates de calendrier en retenant le lundi de la semaine correspondante comme premier jour, et le dimanche comme dernier. La fourchette affichée couvre donc sept jours. Une enveloppe fabriquée un mercredi et une enveloppe fabriquée le vendredi suivant portent le même code : l’écart de deux jours n’est pas restituable, et il n’a aucune portée pratique.

Le cas des marquages à trois chiffres

Avant l’an 2000, le groupe de date comptait trois chiffres : deux pour la semaine, un seul pour l’année. La décennie n’était pas codée. Un marquage 129 désigne la douzième semaine d’une année en 9, sans qu’il soit possible de trancher entre 1979, 1989 et 1999. L’outil refuse de deviner et le signale. Sur un pneumatique portant un tel marquage, la seule information certaine est qu’il a plus de vingt-cinq ans.

Ce que l’âge dit, et ce qu’il ne dit pas

L’âge de fabrication est une donnée objective, lisible et invérifiable autrement. Il ne décrit pourtant qu’une partie de l’état d’un pneumatique. Deux enveloppes du même lot, l’une stockée à l’abri de la lumière et l’autre exposée sur un présentoir vitré, ne se présentent pas dans le même état à cinq ans. Les conditions de stockage, l’exposition aux ultraviolets, les cycles de température et la pression d’utilisation pèsent sur le vieillissement de la gomme autant que le temps écoulé.

L’âge ne dit rien non plus de l’usure. Un pneumatique peut être neuf de forme et ancien de date, ou récent et arrivé en fin de sculpture après un usage intensif. Les deux critères se lisent séparément et se croisent ensuite.

  • La date de fabrication se lit sur le flanc et ne change jamais.
  • La profondeur de sculpture se mesure dans les rainures principales, à plusieurs endroits de la bande de roulement.
  • L’état de la gomme s’apprécie visuellement, craquelures de flanc comprises, et cet examen ne se fait pas depuis un écran.

Cette page traite le premier de ces trois points. Les deux autres relèvent d’un examen de l’enveloppe, que ni cet outil ni aucune page de ce site ne remplace. Un doute sur l’état d’un pneumatique se lève auprès d’un professionnel, pneu déposé si nécessaire.

Comment vérifier une monte complète sans se tromper

Les deux pneumatiques d’une machine sont rarement du même lot, et ils ne sont pas toujours du même millésime. Relevez le code de l’avant et celui de l’arrière séparément, en notant chaque valeur avant de passer à la suivante. Sur une machine achetée d’occasion, l’écart entre les deux codes est fréquemment de plusieurs années : il indique que les enveloppes n’ont pas été remplacées en même temps, ce qui est une information utile pour la suite de l’entretien.

Notez également la date de la lecture. Un relevé sans date perd sa valeur au bout de quelques mois, puisque l’âge affiché continue de courir alors que le relevé, lui, reste figé.

Questions fréquentes

Un pneumatique jamais monté vieillit-il quand même ?

Oui. Le code DOT porte la date de fabrication, pas celle de la mise en service. Une enveloppe restée trois ans en stock arrive chez vous avec trois ans de gomme, et le flanc l’écrit. C’est la raison pour laquelle la lecture du DOT se fait avant l’achat, y compris sur un pneumatique vendu comme neuf.

Les deux pneus de ma moto n’ont pas le même code, est-ce anormal ?

Non. Les enveloppes avant et arrière proviennent de lots distincts et sont souvent remplacées à des moments différents, l’arrière s’usant plus vite sur la plupart des usages. Un écart de code est donc courant. Il devient une information à considérer quand il atteint plusieurs années.

Que faire si le cartouche est illisible ou effacé ?

Vérifiez d’abord l’autre flanc : sur beaucoup d’enveloppes, un seul des deux porte le marquage complet. Si les quatre chiffres restent introuvables, la date de fabrication n’est pas déterminable depuis le pneumatique lui-même. La facture de pose, quand elle existe, donne alors une borne haute : le pneumatique est nécessairement antérieur à cette date.

Cet outil enregistre-t-il les codes que je saisis ?

Non. Le calcul est effectué à l’affichage de la page et rien n’est conservé. Le code apparaît dans l’adresse de la page après soumission, ce qui vous permet de conserver ou de partager un lien vers un résultat, mais aucune donnée n’est stockée côté site.

Pourquoi la page n’affiche-t-elle aucune recommandation de remplacement ?

Parce qu’une durée limite de service ne se déduit pas d’un code de fabrication. Elle dépend de l’enveloppe, de son usage et de son état, et le constructeur de la machine comme le fabricant du pneumatique publient chacun leurs propres indications. Cette page restitue une date et un âge, deux valeurs que le marquage permet de calculer sans marge d’interprétation.

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